MESSAGE NUMÉRO 3

Et si on parlait bouffe. C'est bien connu, quand on en assez de parler de la température, on a faim...

Le fameux durian. Il sent l'enfer mais goûte le ciel ; pour autant qu'on arrive à oublier l'odeur. C'est la saison et on peut en trouver partout.

Je crois que nous avons déjà palé nourriture il y a quelques années mais voici quand même quelques éléments complémentaires. Nous ne sommes pas au Vietnam ni en Thaïlande mais en Indonésie. On retrouve sensiblement les mêmes ingrédients que dans ces deux pays réputés pour leur cuisine mais la façon de les cuisiner diffère passablement. Les noms des plats sont bien entendu différents également. Pour les végétariens, c'est facile de se satisfaire puisque tous les petits restaurants (warung) offrent des plats végétariens à des prix très avantageux; en moyenne entre 2,50$ et 4$ pour un repas complet. Pour les amateurs de viandes et de poissons, c'est entre 5$ et 6$. Un jus de fruits frais de 500ml, 1,50$. On déjeune en général pour 3$, dîne pour 3-6$ et soupe pour le même prix. Il y a également les menus de vitrines, plusieurs plats préparés à l'avance et on compose notre menu sur place ; ces repas que nous trouvons accommodants pour les dînes (lunch pour nos amis français) coûtent environ 2-2,50$. Encore pour les cousins d'outre-mer, un dollar canadien vaut 0,7 euro environ; je suis assuré que vous êtes forts en calculs. 

Nous allons au marché public deux fois par semaine puisque nous cuisinons nos déjeuners et soupers. La seule rareté que nous observons concerne le poisson à chair blanche. Il y a des quantités illimitées de petits thons et de poissons aiguilles dont nous ne raffolons pas mais les poissons à chair blanche tels le mahi-mahi, le barracuda, le mérou ou le rouget. On en trouve environ une fois sur trois. Voici donc ci-après quelques assiettes typiques avec une brève description.

Nasi goreng végétarien : ce qui ressemble à de la viande, c'est  du tofu et du tempe, avec la sauce aux arachides, c'est délicieux.

Cap Cai (prononcer chap chai) ; l'équivalent de la soupe vietnamienne ou thaïlandaise (pho) mais sans la citronnelle et les fines herbes. On y gagnerait à en ajouter mais c'est bon.

Un  repas international : le fish and ship. On peut demander le poisson pané ou grillé.

Repas vitrine typique : riz, tempe, poulet épicé, aubergine et salade de fèves germées, fèves vertes, piment rouge et oignons. Parfait pour un lunch à 2$.

C'est la saison des mangues, elles sont savoureuses.

Les mangoustans sont réputés être le fruit de la jeunesse; on devra se faire des provisions.

Le comptoir de légumes que nous préférons au marché.


Une expérience avec des petits poissons frits à la maison : autant d'arêtes que dans les petites perchaudes mais très bons.
Le poisson grillé : du mahi mahi, le préféré de Chantal.

Chébule : un légume long à cuire mais qui peut être servi en salade ou en légume d'accompagnement.

Si vous voulez manger un hamburger. une pizza ou un club sandwich, il faut aller dans des établissements destinés davantage aux touristes, ce que nous évitons. Ces établissements sont à prix plus élevé et on y perd un peu de notre âme de visiteur.

Quant aux fruits, on trouve une multitude de variétés à très bon prix, soit entre 1 et 3$ le kilo : litchis, fruit de la passion, salak (snake fruit), bananes (des dizaines de variétés), papaye, mangoustans, raisins, avocats, pommes, oranges, limes, citrons etc. Suffit qu'ils soient en saison.

Le résultat de notre dernier marché public. Les images de poissons, c'est pour cacher des marques sur le mur.

Un dernier petit détail sur la nourriture : les apéros et le vin. Les choix de vins sont limités et  étonnamment chers : rien en bas de 20$ et c'est du bas de gamme. Pour ce qui est des spiritueux, c'est pareil : cher et faible qualité. Alors, on achète de raki, un alcool fabriqué à partir de la sève du cocotier. C'est bon en quantité raisonnable et ça coûte 7-8$ le litre et demi. Salamat minum (à votre santé).

Puis nous avons quand même plongé depuis la semaine dernière ; 5 fois. Chantal a vraiment commencé à dompter son kit de photo et produit des images remarquables comme vous allez pouvoir le constater.

Carminodoris estrelyado, une trouvaille de Chantal.

Favorinus tsuruganus, en couple.

Goniobranchus hintuanensis, Belle précision.

Taenianotus triacanthus (poisson scorpion feuille)

Poisson pierre. Faut pas toucher!

Carminodoris estrelyado, avec ses branchies.

Lamprohaminoa sp. Une certaine parenté avec la vache qui rit.

Thuridilla gracilis.

Thecarera pacifica (picachou)


Doto Donut 

Joruna parva, une exclusivité de Chantal.

Lamprohaminoa sp. qui rit!


Même si nous plongeons ensemble, Chantal et moi sommes souvent sur des sujets différents et lorsque nous sommes sur le même sujet, nous avons une vision différente de la chose ainsi que des appareils différents. Alors, à chacun son cadrage et sa composition.

Du déjà vu : goniobranchus leopardus.

Grande crevette mantis.

Crevette squelettique : maman et une vingtaine de bébés.

Couple de poissons lime.

Taenianotus triacanthus (poisson scorpion feuille)

Crabe de corail (tretalia cavimana)

Anacardium occidentale : pas des cashews.

Ici aussi elles chassent des insectes.

Crevette mantis.

Petit gobie sur une anémone globuleuse.

Agires villosus : 5-6 mm de couleurs.

Encore crevette mantis.

Mimic filefish (imitateur de poisson lime ???)

Hypselodoris negrostriata

Crabe squatteur dans une crinoïde : camouflage parfait.

Encore un crabe squatteur dans une crinoïde différente; donc, crabe assorti.

Philinopsis sp. peut-être???

Sexy dancer shrimp ou crevette Napoleon.

Murène commune.

Fouillez nous... on n'a rien trouvé comme description mais c'est beau.
Lamprohaminoa cymbalum ; elle est un peu timide.


Nembrotha Yonowae.

Picachou

Picachou : fallait en profiter.

Poissons rasoir.

He oui, on se bourre les joues.

Thorunna halourga : un nudi du temps des fêtes.



Doriprismatica atromarginata.
Doto dunot : le cadeau de la semaine.

Encore une belle semaine avec quelques belles surprises. Nous complétons notre premier mois à Bali et notre visa est en voie d'être approuvé pour un autre mois. Plonger presque quotidiennement nous tire un peu d'énergie mais c'est gérable ; nous prenons congé en moyenne deux fois par semaine pour éviter la trop grande routine. 


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